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Jean-François Champollion

 
Portrait par Léon Cogniet (1831).

 
 Jean-François disait de lui-même : « Je suis tout à l'Égypte, et l'Égypte,est tout pour moi ».

Jean-François est un élève hors du commun, il est capable de parler le latin à l'âge de neuf ans, l'hébreu à treize ans et l'arabe à quatorze ans.

ll est né le 23 décembre.

C'était le 23 décembre 1790

Il étudie d'abord dans la petite ville de Figeac qui se trouve dans le sud de la France, puis il continue ses études à Grenoble.

Dès le lycée, il se passionne pour l'étude des hiéroglyphes égyptiens et grâce à son frère qu'on appelle Champollion-Figeac, il réussit à se procurer une copie des inscriptions de la pierre de Rosette.

Le texte gravé de la fameuse Pierre de Rosette a la caractéristique extraordinaire d'être écrites en trois langues, en hiéroglyphes, en grec et également en démotique.

Comprenant que le déchiffrement de l'ancien égyptien, cette langue oubliée depuis des siècles passe par l'étude des langues voisines, il monte à Paris en 1808 pour étudier, entre autres, le copte et l'éthiopien. À cette époque, il écrit à son frère :

« Je me livre entièrement au copte. Je veux savoir l'égyptien comme mon français parce que sur cette langue sera basé mon grand travail sur les papyrus égyptiens. » Jean-François écrit cette lettre en 1807, à l'âge de dix-sept ans.

Le déchiffrement des hiéroglyphes est un travail de longue haleine : débuté avant 1807, il découvre en 1808 le principe de ligatures (regroupement) des signes. Il postule alors, sur des analogies avec l'un des dialectes coptes, l'absence de voyelles dans l'écriture égyptienne. En 1810, il émet l'idée que les signes peuvent être idéogrammes (exprimant une idée) ou phonogrammes (exprimant un son). En 1812, il établit une chronologie des écritures, les cursives étant une version simplifiée et postérieure aux hiéroglyphes.

En 1816, il est exilé à Figeac, en raison de ses opinions bonapartistes et doit interrompre ses recherches. Il y développe avec son frère un système d'enseignement primaire basé sur le monitorat. Il revient à Grenoble en 1817 et se marie avec Rosine Blanc.

Devenu professeur-adjoint d'histoire, il poursuit l'étude des hiéroglyphes. En 1819 il est persuadé, après l'observation des papyrus du Livre des morts que le hiératique est une simplification des hiéroglyphes. À partir de 1821, il déchiffre les premiers cartouches royaux dont celui de Ptolémée V sur la pierre de Rosette, puis celui de Cléopâtre sur la base d'un obélisque et sur un papyrus bilingue.

Le 27 septembre 1822, il écrit la Lettre à M. Dacier relative à l'alphabet des hiéroglyphes phonétiques dans laquelle il fait part de sa découverte d'un système de déchiffrement des hiéroglyphes.

« C'est un système complexe, une écriture tout à la fois figurative, symbolique et phonétique, dans un même texte, une même phrase, je dirais presque dans un même mot. » (Champollion, 1822)

Il faudra encore deux ans à Champollion pour publier son Précis du système hiéroglyphique des anciens Égyptiens et ouvrir les portes de l'égyptologie scientifique.

Ses découvertes suscitent cependant controverses et critiques de la part de ses contemporains, notamment de son ancien maître Silvestre de Sacy, pour qui les Hieroglyphica d'Horapollon étaient la bible en la matière.

Il est nommé en 1826, conservateur chargé des collections égyptiennes au musée du Louvre. Il convainc le roi Louis XVIII d'acheter la collection du consul britannique en Égypte, Mr Salt, puis fait d'autres acquisitions majeures dont la plus célèbre est celle de l'obélisque de Louxor qui est couché en 1831 et dressé à Paris, place de la Concorde en décembre 1833.

De 1828 à 1830, il réalise enfin son rêve : il part pour une mission scientifique en Égypte et y recueille de nombreuses données et objets. De retour à Paris, il est élu à l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1830 et obtient la chaire d'Antiquité égyptienne au Collège de France. Il y donne sa leçon inaugurale en 1831.

Épuisé par ses travaux il meurt à Paris le 4 mars 1832 à l'âge de 41 ans et est enterré au cimetière du Père Lachaise à Paris.

Le nom de Champollion a été donné à un lycée de Grenoble, à un autre à Figeac, ainsi qu'à l'université d'Albi, en souvenir de Jean François, notre célèbre déchiffreur des hiéroglyphes, qui est considéré à présent comme le père de l'égyptologie.

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